Comme par magie (troisième partie)

Comme par magie

Voici quelques extraits de la troisième partie : Permission

Ce qui vous empêche souvent de mener une existence créative, c’est précisément votre égocentrisme (vos doutes, votre manque d’estime de soi, les jugements que vous portez sur vous-même et ces réflexes de défense qui vous paralysent).

Vous devez d’abord déclarer votre intention. Redressez-vous et dites ce que vous êtes :

Je suis un / une écrivain.

Je suis un chanteur / une chanteuse.

Je suis un acteur / une actrice.

Je suis un jardinier / une jardinière.

Je suis ceci ou cela et je suis aussi cet autre truc !

Je ne sais pas encore exactement ce que je suis, mais je suis assez curieux pour avoir envie de le découvrir !

Dites-le. Faites savoir que vous êtes là.

On vous fourrera dans toutes sortes de boîtes. On vous collera une étiquette : génie, escroc, amateur, imposteur, débutant, dépassé, dilettante, copieur, étoile-montante, novateur. Il se peut qu’on se répande sur votre compte en flatterie ou en quolibets. Cela n’a absolument aucune importance. Laissez les gens avoir leur opinion. Mais ne cédez jamais à l’illusion de croire que vous avez besoin de la bénédiction de quelqu’un (et encore moins de la compréhension) pour produire votre œuvre. Et souvenez-vous toujours que le jugement que les gens portent sur vous ne vous concerne pas.

Rappelez-vous ce que W.C. Field disait sur la question : « Ce n’est pas le nom qu’on vous donne qui compte, c’est celui auquel vous répondez. »

En fait ne prenez même pas la peine de répondre. Continuez simplement de faire ce qui vous plaît.

Si les gens apprécient ce que vous avez créé, c’est fantastique. S’ils ignorent ce que vous avez créé, tant pis. S’ils comprennent de travers ce que vous avez créé, n’en faites pas toute une affaire. Et s’ils détestent totalement ce que vous avez créé ?

Contentez-vous de sourire suavement et de leur suggérer -le plus courtoisement possible- d’aller faire leur propre putain d’art.

Et sur ce, continuez obstinément le vôtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comme par magie (deuxième partie)

Comme par magie

Après la première partie « Courage », voici un extrait de la seconde : Enchantement

Vous pouvez mesurer votre valeur à l’aune de votre dévouement pour la voie que vous vous êtes choisie, et non de vos succès ou de vos échecs. Croire que vous n’êtes ni l’esclave de l’inspiration ni son maître, mais quelque chose de beaucoup plus intéressant -son partenaire- et que tous les deux, vous travaillez ensemble pour atteindre quelque chose de fascinant et de profitable. Mener une longue existence et faire jusqu’à la fin des trucs vraiment géniaux. Il se peut que vous gagniez votre vie avec vos occupations, ou pas, mais vous pouvez reconnaître que ce n’est pas là le véritable objectif. Et à la fin de vos jours, vous pouvez remercier la créativité de vous avoir accordé une existence enchantée, intéressante et passionnée.

 

Comme par magie (première partie)

Comme par magie

Somebody, mon nouveau roman, vient d’être publié.

La satisfaction du travail achevé et la joie de pouvoir le partager, s’accompagnent des habituels doutes et questions qui suivent mes publications : ce roman trouvera-t-il son lectorat ? plaira-t-il ? quelles seront les critiques ? l’inspiration sera-t-elle au rendez-vous pour le livre suivant ?

Alors que je guette les premiers commentaires et que je surveille les aléas de la courbe des ventes, le hasard met entre mes mains le livre d’une autre romancière, Elizabeth Gilbert (célèbre auteure du best-seller Mange, prie, aime), dont le titre Comme par magie, et surtout le sous-titre Vivre sa créativité sans la craindre, piquent aussitôt ma curiosité.

Quelle chance d’être « tombée » sur ce livre à ce moment-là ! J’y ai trouvé une multitude de réponses et de réflexions pertinentes pour vivre pleinement ma créativité. Et même si les réflexions d’Elizabeth Gilbert se nourrissent de son expérience d’écrivaine, son livre s’adresse à la force créative qui existe en chacun(e) de nous. C’est cette inspiration qu’il nous suffit d’écouter et de libérer pour connaître la joie et le plaisir de créer, que ce soit pour écrire un livre, chanter, danser, peindre, cuisiner ou jardiner.

Au fil de ma lecture, y trouvant de nombreux passages très intéressants, j’ai commencé à marquer les pages d’où je souhaitais tirer des citations pour les partager avec vous. Mais ce livre est si riche qu’une fois terminé, j’avais repéré une trentaine de pages ! Je vais donc essayer d’alléger ces références, en vous encourageant à lire ce livre dans son intégralité.

Laissant reposer ma plume en attendant que l’inspiration et moi-même nous remettions joyeusement au travail, je profiterai de ce début d’été pour publier quelques extraits de ce « guide pour une existence créative ».

Extraits de la première partie : Courage

Parlons du courage, à présent.

L’existence créative est la voie des braves. Nous le savons tous. Tout comme nous savons que lorsque le courage se tarit, la créativité s’éteint avec lui. La peur est un cimetière où nos rêves vont mourir et se dessécher sous un soleil de plomb.

Laissez-moi dresser la liste des innombrables raisons d’avoir peur de mener une existence créative :

Vous avez peur de n’avoir aucun talent.

Vous avez peur d’être rejeté, critiqué, ridiculisé, incompris ou -et c’est le pire- ignoré.

Vous avez peur qu’un autre ait déjà fait la même chose que vous en mieux.

Vous avez peur de ne pas être pris au sérieux.

Vous avez peur de ne pas avoir l’espace de travail convenable, la liberté financière ou le temps de vous concentrer sur l’invention ou l’exploration.

Vous avez peur de ce que diront votre entourage ou vos confrères si vous exprimez à haute voix votre vérité intime.

Vous avez peur d’être trop vieux pour vous y mettre.

Vous avez peur d’être trop jeune pour vous y mettre.

Ce n’est pas toujours confortable ni facile de trimbaler sa peur avec soi durant ce grandiose et ambitieux voyage, mais cela en vaut la peine, parce que si vous n’êtes pas capable d’apprendre à voyager avec votre peur, vous ne serez jamais en mesure de visiter un endroit intéressant ou de faire quelque chose d’intéressant. Et ce serait dommage, car votre vie est brève, fragile, fascinante et miraculeuse et que vous voulez faire et créer des choses vraiment intéressantes le temps que êtes de ce monde.

Et vous avez des trésors cachés en vous -d’extraordinaires trésors- tout comme moi et comme tous ceux qui nous entourent. Et donner le jour à ces trésors exige des efforts, de la foi, de la concentration, du courage et des heures de dévouement, alors que l’horloge tourne, tout comme le monde, et que nous n’avons tout simplement pas le temps de ne pas voir grand.

Mémoire d’elles… et… Carol

Mémoires d'elles

Ce roman est le récit d’une bouleversante histoire d’amour entre deux femmes dans l’Amérique des années 60.

Au début du livre, nous sommes plongés dans le quotidien de Billie, une vieille dame de 80 ans, qui vit en Californie, au bord de l’océan.

Un soir, un appel inattendu ravive sa mémoire. Des souvenirs qu’elle avait enfouis au plus profond d’elle-même, la submergent à nouveau.

Elle se souvient de sa rencontre avec Eva…

En 1960, Billie et Eva sont deux femmes au foyer, mères dévouées et épouses obéissantes, comme l’exige la société maritale et patriarcale de cette époque.

Leur passion amoureuse va bouleverser leur quotidien et nourrir leur espoir de vivre ensemble une nouvelle vie, libérées du carcan des conventions imposées par l’Amérique puritaine de cette époque.

Le style poétique de T. Greenwood, son écriture d’une grande finesse, nous fait vivre au plus près l’histoire poignante de Billie et Eva.

Carol

Quelques mois après avoir lu Mémoire d’elles, j’ai vu Carol. Ce film, adapté d’un roman de Patricia Highsmith et réalisé par Todd Haynes, a fait écho au roman de T. Greenwood.

L’Amérique des années 50 en est cette fois-ci le décor, tout aussi puritaine et intolérante vis à vis de l’homosexualité qu’elle considère comme une pathologie, une déviance contre-nature qui relève de la psychiatrie.

C’est à New-York que Thérèse, employée dans un grand magasin et passionnée de photographie, rencontre Carol, cliente distinguée et séduisante, prisonnière d’un mariage malheureux.

Ces deux femmes, magistralement interprétées par Cate Blanchett et Rooney Mara, follement éprises l’une de l’autre, vont tenter elles aussi, comme Billie et Eva, d’affirmer leur indépendance pour vivre librement leur amour, envers et contre tous.

Bande annonce